Le peuple tikar.

Ce blog a été crée dans le but de promouvoir l’histoire et la culture du peuple tikar. Il s’agit d’un peuple du Cameroun localisé dans quatre régions du pays à savoir: le Centre, l’Adamaoua, l’Ouest et le Nord ouest.
Selon l’histoire ceux-ci seraient venus du Soudan,via le Tchad avant d’entrer au Cameroun où, après avoir vécu un temps avec leurs cousins du nord Cameroun les Toupouri, sont venus s’installés dans la vallée de l’Adamaoua où, ils ont été accueillis par les Mboum. Après quelques siècles de vie commune,une querelle aurait éclaté entre ceux-ci et ceux-la. Ce qui va susciter une fois de plus la migration du peuple tikar.
Après leur départ du pays Mboum, les Tikar se seraient installés à l’actuel emplacement de la ville de Bankim où, ils ont trouvé un autre peuple appelé les Tumu qu’ils ont grâce à leur force guerrière soumis et adopté la langue. Le patriarche qui les y a conduit, et donc l’âge était déjà avancé n’a pu contenir certains de ses fils qui nourrissaient l’ambition de le remplacer à la tête de la chefferie. Un bras de fer va s’ouvrir entre ceux-ci et lui. Son fils NCHARE fondateur du royaume Bamoun entraînera avec lui un certain nombre de ses frères et soeurs dont plusieurs vont traverser le fleuve Mbam pour fondér les royaumes de Nditam, Ngah et Djofflo, actuel Ngambe tikar. Une autre la nommée NGOUNSO va fonder quant à elle, le royaume de NWA dans le Nord ouest.
Sur le plan artistique et culturel, les tikar ont marqué d’une pierre blanche l’histoire du Cameroun.
En effet, les tikar sont dépositaires de certains vestiges uniques au monde telles les tranchées dont les traces restent encore visibles. Ceux-ci ont permis de combattre avec efficacité la cavalerie du lamido de Tibati qui voulait les soumettre à l’Islam. Grâce à ces tranchées ils ont évité au sud du Cameroun d’être Islamisé.
Quant à l’art tikar, il a traversé les frontières du Cameroun pour se hisser à l’international au point où, certains des descendants des tikar tels les bamouns et les bamléké en ont fait leur fonds de commerce en produisant des copies qu’ils fabriquent et présentent comme étant des objets d’origine tikar.
N.A

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