Archive pour juin 2012

UN FESTIVAL DE DANSE ET CULTURE TIKAR: Ngambe tikar 2012

Jeudi 21 juin 2012

Chers jeunes de l’Arrondissement de Ngambe tikar,

 

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui nous appelle à une prise de conscience de ce que nous sommes et d’où nous venons. Ceux qui auront compris que seul le regroupement autour des objectifs communs constitue l’unique moyen de se faire une place dans ce monde complexe, auront gagné le pari de franchir le cap qui mène au bien-être.

Le Cameroun, notre pays depuis plus d’une décennie s’érige peu à peu en un havre démocratique dont la lame de fond reste son émergence à l’horizon 2035.

Pour atteindre cet objectif, mieux cette vision des hommes politiques et les y accompagner, chaque citoyen, partout où il se trouve, quel que soit son bord, doit pouvoir la traduire en réalité. Or, ceci ne peut être possible que par une prise de conscience collective des enjeux de l’heure. Ces enjeux s’articulent autour de certains piliers que sont :

  • La préservation de la paix,
  • La justice sociale,
  • Le travail,
  • Le développement.

Chacun de nous partout où il se trouve doit faire siennes ces exigences.

Notre arrondissement, l’Arrondissement de Ngambé-Tikar s’est-il vraiment arrimé à cette nouvelle vision du monde ?

Permettez-nous d’en douter car, depuis plus de 10 ans, nous avons reculé considérablement. Les acquis que nous avions engrangés parfois de haute lutte semblent s’être disloqués comme un château de cartes. Notre fleuron le Comité de Développement de l’Arrondissement de Ngambé-Tikar (CODANTI), qui avait alors suscité beaucoup d’espoir s’est effondré comme une tour de sable. Les égoïsmes et les divisions intestines ont pris le pas sur la solidarité légendaire qui a permis au peuple tikar de barrer la route aux expéditions expansionnistes du Lamido de Tibati et dont la face visible reste les tranchées, symboles de la ruse et du dynamisme du Tikar.

Quant à la jeunesse, elle semble sombrer dans le chaos de l’alcoolisme, de l’argent facile, de la prostitution et du manque de respect à l’égard des aînés. L’Elite qu’elle soit intérieure ou extérieure se caractérise par sa quasi démission des grands enjeux qui interpellent notre Arrondissement.

Quant à nos chefs traditionnels symbole de l’unité, du sacré et de la réserve, on a du mal à lire dans leurs gestes et mouvements, cette volonté de fédérer autour d’eux leurs fils et filles dans l’optique de canaliser les énergies et d’en tirer les grands profits pour les communautés dont ils ont la destinée. Ils se comportent parfois comme de simples citoyens prenant vertement gain et cause pour tel ou tel groupe, selon que leur intérêt personnel les y guide, exacerbant ainsi les divisions au sein de leurs  communautés. Pourtant, ils devraient être les seules alternatives crédibles de part leur posture de dépositaire des vertus ancestrales et de part leur neutralité.

 

Chers jeunes,

Ce tableau macabre de la vie de notre Arrondissement ne doit pas nous faire penser que rien de positif n’y est fait. Il existe encore et fort heureusement, çà et là, des hommes et des femmes qui ont su préserver le sens de l’honneur et du respect des valeurs de l’humanité. Qu’il est loin le temps de ces ténors dont la seule intonation de voix  faisait fléchir tout genou. Par leur amour pour nous, ils ont parfois au prix de leur sang, défendu notre patrimoine commun. Ils nous ont légué un patrimoine riche, des terres fertiles, une flore et une faune fournie, un patrimoine culturel et artistique des plus précieux et une solidarité à toute épreuve. Qu’avons-nous fait de cet héritage ? Pouvons-nous affirmer aujourd’hui que le peuple tikar reste uni et prospère ?

La forêt qui nous été légué pour le bien de tous semble être la source des divisions et la chasse gardée de certains qui en ont fait leur patrimoine personnel, se comportant parfois comme de véritables prédateurs qui ne reculent devant rien. Tant mieux si cette manne du ciel a fait quelques heureux parmi nous. Cependant, le sentiment qui se dégage de l’exploitation des ressources forestières montre s’il est encore besoin qu’elle nous a apporté plus de mal que de bien.

Aujourd’hui, des fractions sociales sont plus profondes, les égoïsmes ont atteint leur paroxysme, les clans se forment et se liguent les uns contre les autres. Pourtant,  la forêt comme don de la nature n’est pas éternelle. Elle finira un jour par disparaître comme c’est presque déjà le cas. Il convient nous semble-t-il de nous tourner vers le futur. Le futur c’est nous la jeunesse, c’est nous le fer de lance, c’est nous l’avenir de notre Arrondissement. C’est pourquoi, il est grand temps que nous prenions en main notre destin et l’orienter vers des horizons nouveaux, si nous voulons échapper au jugement implacable de l’histoire. Il s’agit pour nous de tisser une toile de solidarité, de promouvoir nos valeurs culturelles et artistiques, de donner à l’agriculture la chance d’éclore  et de faire de l’éducation de la masse jeune une priorité. Bref, nous constituer en véritable acteur de développement, car si nous ne prenons pas conscience maintenant, demain il sera peut-être trop tard.

C’est la raison pour laquelle, certains jeunes dynamiques de notre arrondissement conscient des enjeux du développement qui nous interpellent ont cru devoir mettre en place le concept d’une semaine culturelle et sportive qu’ils projettent organiser pendant les festivités marquant la célébration de la nouvelle année 2013. Il convient d’ores et déjà de noter qu’il ne s’agit pas là d’un mouvement à caractère politique ou politisé. Il ne s’agit non plus d’un terreau fertile où viendrait s’abreuver les thuriféraires de cet art. Nous entendons marquer un  hiatus avec le monde politique, car, par cette action, nous voulons magnifier les vertus culturelles et artistiques du peuple tikar dans la perspective de montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale le génie de ce peuple millénaire dont les échos ont traversé les siècles et les frontières.

Il s’agit pour nous de nous abreuver à la source de la sagesse de chez nous, sur nos terres, des vertus de conquérants et de bâtisseurs qui ont caractérisé nos ancêtres. Il s’agit enfin de créer ou encore de confirmer l’identité tikar et la rendre plus visible aux yeux du monde afin de court-circuiter tous ceux qui, d’ici ou d’ailleurs ont fait du peuple tikar leur fonds de commerce au mépris de nos intérêts.

Chers jeunes,

Il s’agit là d’un vaste projet dont il ne faut nullement avoir peur et qui va nous demander beaucoup de sagacité, beaucoup de courage, beaucoup de sacrifice, beaucoup d’humilité et de tolérance, mais et surtout un sens aigu de l’intérêt collectif. Personne n’y sera de trop, personne n’y sera exclu si tous ensembles, nous tenons ce cap comme nos aïeuls en leur temps. Car tous unis nous vaincrons le sous-développement, unis nous bâtirons un Arrondissement de Ngambé-Tikar prospère et fier de ses enfants, unis nous rendrons aux filles et aux fils tikar leur fierté et leur honneur.

Pour y arriver, nous avons besoin de fédérer toutes les énergies en commençant par les dépositaires du pouvoir sacré, ensuite l’élite, puis la femme et bien évidemment toute la jeunesse de Kong, de Nditam, de Gah, de Beng-Beng et de Ngambé-Tikar. Tous ensembles donnons-nous la main au-delà de nos différences, de nos intérêts personnels.

 

 

 

NINKO Abraham

 

 

 

Condoleeza Rice: cette camerounaise qui a dirigé le secrétariat d’Etat à la défense americain

Jeudi 21 juin 2012

D’ après une information rendue publique par JAY LOU Eva, directeur artistique de l’association acts of Random kindness et relayée par nombre des journaux tant nationaux qu’internationaux, la célèbre femme de fer qui a dirigé le Secrétariat d’État à la Défense  américain à  la Présidence de Georges W. Bush de janvier 2005 à janvier 2009 est camerounaise. Les testes réalisés sur cette dernière en vue de déterminer son origine ont révélé qu’elle est camerounaise et plus précisément de la  tribu Tikar, un peuple que l’on rencontre aujourd’hui dans les arrondissements de Ngambé Tikar au centre du pays, de Bankim dans l’Adamaoua,  de Magba à l’ouest et à Sabongari dans le nord ouest.

Après les célèbres artistes Spike LEE, Quincy Jones, India Arie  voici une célébrité du monde politique americain qui vient confirmer que non seulement    les tikar ont été massivement déportés lors de la traite négrière mais ont beaucoup contribué à bâtir l’une des grandes  puissances démocratiques du monde actuel.

Condoleeza Rice a manifesté son envie de venir au Cameroun découvrir ses racines comme d’ailleurs pleins d’autres americains tikar. Nous autres tikar déplorons cependant qu’après deux venues de nos frères au Cameroun, ils n’aient jamais foulé les terre de leurs ancêtres. Nous pensons que l’heureuse initiative de l’association ci dessus  semble pris en otage. Nos frères qui viennent de l’Amérique  doivent savoir que les Arrondissements  ci dessus sont les seuls abritant encore les tikar de souche et ne devront pas se laisser distraire. Chaque fois qu’ils viendront au Cameroun, ils doivent  aller à l’un de ces villages où ils se rendront compte de la richesse de l’histoire et de la culture de leurs ancêtres. Vivement que Condoleeza Rice, Quincy Jones et bien d’autres des tikar americains viennent rencontrer leurs frères et sœurs qui brulent d’envie de les voir et de leur rendre l’hommage qu’ils méritent.

Par NINKO Abraham

 

 

L’unité du Cameroun se construira autour du peuple Tikar

Jeudi 21 juin 2012

 

Des peuples qui composent le Cameroun, le peuple tikar est celui qui dispose de plus de liens historiques avec la plupart.

En effet, disséminé suivant le découpage administratif actuel dans quatre des dix régions que compte le Cameroun à savoir: le centre à Ngambe tikar, l’Adamaoua à Bankim,  Magba à l’ouest et enfin Sabongari  au nord-ouest, ce peuple connait une assise  territoriale nationale importante et des nombreuses ramifications.

L’ histoire nous enseigne que  les tikar sont des guerriers redoutables qui ont cohabiter au cours de leur migration avec  bien des peuples du Cameroun dont le mode d’organisation  fut fortement marqué par leur influence.

C’est ainsi que partis de la vallée du Nil via le Tchad, ceux-ci auraient cohabité avec les toupouri qui seraient leurs cousins lointains avant de descendre dans le plateau de l’Adamaoua où, ils ont vécu avec  la population Mboum. A la suite d’une altercation entre les deux communautés, les tikar migreront une fois de plus pour s’installer à l’actuel emplacement de la ville de Bankim.

Grâce à leur forte organisation et, surtout poussés par des querelles de succession, les princes et princesses assoiffés de pouvoir iront fonder à l’ouest du Cameroun les royaumes Bamoun, Bafoussam, Baleng, Bagangté etc…. Dans le centre du pays,  après des sanglantes guerres avec les babouté, les deux communautés signeront un pacte de non violence. Avec les bafia leurs descendants tout comme avec les Ewondo ils gardent des  liens étroits.

Une partie de l’histoire fait dire que les  bassa du centre auraient quelques accointances avec les tikar.

Au nord-ouest, les Nso et les tikar ont un passé commun et partagent plusieurs valeurs culturelles communes.

Par ailleurs, le Cameroun étant bilingue les tikar sont l’un des peuples de ce terroir qui compte en son sein des tikar d’expression anglophone et ceux d’expression francophone. C’est dire combien ce peuple dont les fils n’ont véritablement pas joué un rôle politique majeur depuis l’accession du Cameroun à l’indépendance peut constituer une alternative à la construction de la nation camerounaise. Puisse les décideurs lire entre la ligne pour savoir parmi l’ivret choisir le bon grain. En tout état de cause les quelques rares tikar  qui ont eu la confiance ont su tirer leur épingle du jeu. L’on se souvient encore du Pr. GANDJI qui fut l’un des tous premiers agrégés de médecine en Afrique et qui marqua d’une pierre blanche son passage au CUSS ou des honorables NYAMBELE IYAWA et COULA Lydie qui ont représenté avec bonheur à l’Assemblée Nationale ce qui avant le découpage administrative de 19992 constituait le Département du MBAM.

Certains encore aujourd’hui  grâce à leur force de travail et de conviction s’illustrent en  véritables guerriers qu’ils sont dans leurs domaines respectifs. C’est le cas du Directeur Général du MATGENIE, Monsieur NIWA LONG Othon qui faisant preuve de ses qualités managériales fait renaitre de ses cendres ce fleuron qui fut dans les années 80 l’une des fiertés du Cameroun. C’est le cas également  de l’honorable MGBATOU Pierre dont l’œuvre titanesque en sa qualité de député du Mbam et Kim est fort appréciée des populations.

L’actualité recente nous donne raison car qui eu cru il ya quelque temps que la célèbre CONDOLEEZZA Rice serait Camerounaise et porterait en elle les gènes tikar. Comme elle bien d’américains et pas de moindre qui se sont soumis aux tests ADN découvrent à leur corps défendant qu’il coule en eux le sang d’un petit peuple du Cameroun caché dans l’abime de l’enclavement. Les Condoleezza Rice, les Spike Lee, les Quincy Jones, les India Arie etc… sont plein chez les tikar. A bon entendeur salut.

Par NINKO Abraham

 

NGAMBE TIKAR: une ville aux 7 tranchées

Jeudi 21 juin 2012

Une tranchée peut être définie comme une excavation longue  et étroite pratiquée dans le sol. Pendant la première guerre mondiale de 1914 à 1918, cette technique a permis aux soldats de se protéger des attaques de l’ennemi d’où : le nom de guerre de tranchée attribué à cette triste page de l’histoire de notre humanité.

Au Cameroun, les Tikar sont ceux qui, avant  cette saignée mondiale  ont usé de cette technique guerrière pour repousser les incursions du lamido de Tibati dans son expédition expansionniste tendant à propager l’islam dans la partie méridionale du pays.

En effet, pour vaincre la puissance de feu de ce dernier et stopper net ses velléités, lesTikar ont entrepris de creuser tout autour de leurs villages des tranchées dont l’objectif n’était autre que de paralyser la cavalerie du lamido.

C’est ainsi qu’une ville comme Ngambe Tikar sera entourée de 7 tranchées  d’une profondeur d’environ 4 mètres sur 2 de large la ceinturant comme bouclier anti missile.  Une fois les tranchées creusées, la ruse consistait à les recouvrir de feuillages constituant ainsi un guet à pan pour la cavalerie du lamido, dont les raides se faisaient la plupart de temps de nuit.  Il suffisait alors  aux guerriers Tikar, d’attendre tranquillement, que l’ennemi et son cheval se retrouvent au fond de l’excavation pour les achever.

Grace à cette action du peuple Tikar, fruit de leur dynamisme et de leur esprit guerrier, le lamido de tibati n’a pu réaliser son objectif d’étendre son royaume au sud du Cameroun. Ces vestiges historiques symboles de l’ingéniosité Tikar sont encore visibles de nos jours et suscitent bons nombre d’interrogations :

Comment un peuple primitif qui ne connaissait pas le fer a-t-il réussi à creuser des tranchées de ces dimensions sur des centaines de kilomètres ?

Comment ont-ils réussi à vaincre le lamido de tibati qui disposait d’une armée mieux structurée et mieux équipée ?

Ces questions et bien d’autres trouveront certainement réponses auprès des historiens qui ont ou étudierons l’histoire des tranchées Tikar.

Quant à nous nous voulons ici saluer l’esprit de solidarité et de rassemblement au tour de l’objectif commun (la défense de leur patrimoine) qui a présidé la démarche de nos ancêtres. Vivement que cet esprit inspire la jeune génération de Tikar afin qu’elle aille puiser dans les tréfonds de leur histoire d’où jaillirait certainement la lumière qui viendrait éclairer le labyrinthe dans lequel semble enfermé le peuple Tikar.Car de la connaissance de notre histoire,  nous trouverons certainement des solutions à nos difficultés de l’heure.

Nous voulons ici interpeler la  jeunesse Tikar à s’intéresser à son histoire car personne mieux qu’elle ne saurait  la traduire avec plus d’emphase.

NINKO ABRAHAM