L’unité du Cameroun se construira autour du peuple Tikar

 

Des peuples qui composent le Cameroun, le peuple tikar est celui qui dispose de plus de liens historiques avec la plupart.

En effet, disséminé suivant le découpage administratif actuel dans quatre des dix régions que compte le Cameroun à savoir: le centre à Ngambe tikar, l’Adamaoua à Bankim,  Magba à l’ouest et enfin Sabongari  au nord-ouest, ce peuple connait une assise  territoriale nationale importante et des nombreuses ramifications.

L’ histoire nous enseigne que  les tikar sont des guerriers redoutables qui ont cohabiter au cours de leur migration avec  bien des peuples du Cameroun dont le mode d’organisation  fut fortement marqué par leur influence.

C’est ainsi que partis de la vallée du Nil via le Tchad, ceux-ci auraient cohabité avec les toupouri qui seraient leurs cousins lointains avant de descendre dans le plateau de l’Adamaoua où, ils ont vécu avec  la population Mboum. A la suite d’une altercation entre les deux communautés, les tikar migreront une fois de plus pour s’installer à l’actuel emplacement de la ville de Bankim.

Grâce à leur forte organisation et, surtout poussés par des querelles de succession, les princes et princesses assoiffés de pouvoir iront fonder à l’ouest du Cameroun les royaumes Bamoun, Bafoussam, Baleng, Bagangté etc…. Dans le centre du pays,  après des sanglantes guerres avec les babouté, les deux communautés signeront un pacte de non violence. Avec les bafia leurs descendants tout comme avec les Ewondo ils gardent des  liens étroits.

Une partie de l’histoire fait dire que les  bassa du centre auraient quelques accointances avec les tikar.

Au nord-ouest, les Nso et les tikar ont un passé commun et partagent plusieurs valeurs culturelles communes.

Par ailleurs, le Cameroun étant bilingue les tikar sont l’un des peuples de ce terroir qui compte en son sein des tikar d’expression anglophone et ceux d’expression francophone. C’est dire combien ce peuple dont les fils n’ont véritablement pas joué un rôle politique majeur depuis l’accession du Cameroun à l’indépendance peut constituer une alternative à la construction de la nation camerounaise. Puisse les décideurs lire entre la ligne pour savoir parmi l’ivret choisir le bon grain. En tout état de cause les quelques rares tikar  qui ont eu la confiance ont su tirer leur épingle du jeu. L’on se souvient encore du Pr. GANDJI qui fut l’un des tous premiers agrégés de médecine en Afrique et qui marqua d’une pierre blanche son passage au CUSS ou des honorables NYAMBELE IYAWA et COULA Lydie qui ont représenté avec bonheur à l’Assemblée Nationale ce qui avant le découpage administrative de 19992 constituait le Département du MBAM.

Certains encore aujourd’hui  grâce à leur force de travail et de conviction s’illustrent en  véritables guerriers qu’ils sont dans leurs domaines respectifs. C’est le cas du Directeur Général du MATGENIE, Monsieur NIWA LONG Othon qui faisant preuve de ses qualités managériales fait renaitre de ses cendres ce fleuron qui fut dans les années 80 l’une des fiertés du Cameroun. C’est le cas également  de l’honorable MGBATOU Pierre dont l’œuvre titanesque en sa qualité de député du Mbam et Kim est fort appréciée des populations.

L’actualité recente nous donne raison car qui eu cru il ya quelque temps que la célèbre CONDOLEEZZA Rice serait Camerounaise et porterait en elle les gènes tikar. Comme elle bien d’américains et pas de moindre qui se sont soumis aux tests ADN découvrent à leur corps défendant qu’il coule en eux le sang d’un petit peuple du Cameroun caché dans l’abime de l’enclavement. Les Condoleezza Rice, les Spike Lee, les Quincy Jones, les India Arie etc… sont plein chez les tikar. A bon entendeur salut.

Par NINKO Abraham

 

Laisser un commentaire