Vue panoramique de la plaine tikar

Vue panoramique de la plaine tikar nguegang-lan-NDUIN-12-169x300I-               LA PLAINE TIKAR : ASPECTS HISTORIQUES ET GEOGRAPHIQUES

 

1-   PRESENTATION GEOGRAPHIQUE.

La plaine Tikar, parfois appelée TIKARIE est une vaste dépression adressée à l’Ouest et au Sud, au massif du MBAM et adossée au Nord aux conforts du plateau de l’Adamaoua. D’une altitude variant entre 700 et 750m, elle est principalement parcourue par le fleuve MABM et ses grands affluents que sont la KIM, le NOUN et la MAPE. A cheval entre savane brisée au nord, la forêt tropical au Sud et à l’Est, les grasfields à l’Ouest, elle englobe en fait les arrondissements de NGAMBE-TIKAR (MBAM et KIM-Centre), Bankim (MAYO BANYO – ADAMAOUA), Magba et Malantoeun (Noun – Ouest) et NWA (Nord Ouest).

2-   PORTENTIEL ECONOMIQUE.

La plaine TIKAR s’active économiquement autour de l’agriculture de rente (café cacao, palme à huile…) l’élevage (bovin, ovins, volailles) la pêche et le commerce.L’exploitation forestière et l’industrie de transformation du bois sont très présentes sur rive gauche du MBAM.

3-   LA POPULATION DE LA PLAINE TIKAR

 Elle est 80% constitué des peuples TIKAR, qui cohabitent avec les berges foulbés et d’autres peuplades tels les pygmées.

a-   De l’histoire des TIKAR

Certains historiens croient que l’origine des TIKAR se situerait dans la péninsule Yéménite, qu’ils ont quitté pour séjourner pendant longtemps dans la vallée du Nil, au Bar-Ghazar, à l’époque pharaonique (similitude des coiffures royales). Ils se seraient ensuite installés sur le plateau de l’Adamaoua avant de fonder il y a 8 siècles les royaumes actuels,dans la plaine TIKAR.

D’autres sans réfuter la première thèse affirment que ce peuple tire son nom de l’expression Mboum « TINKALA-JE », signifiant va t’en d’ici, lancée par le maître des lieux a un prince de la chefferie Mboum de NGANHA, aux ambitions très marquées sur le trône. Celui-ci s’en ira, emmenant ses frères et sœurs, ainsi que nombre de notables et fidèles. En grands guerriers, ils descendirent vers le Sud, essaimer un vaste territoire, affranchissant «les TUMU » (idiome TIKAR actuel) les Bamoun et les Bansô donnant lieu à de solides chefferies.

b-   Des us et coutumes TIKAR

En ce général, toutes les chefferies Tikar répondent aux mêmes rites et schémas organisationnels. Au sommet se trouve un chef entouré de cercle de notables dont les NJI, ses frères de sang, les HOUNG qui sont ses cousins à qui incombent les charges ministérielles et les MGBE, sortes d’ambassadeurs ou gouverneur des territoires du royaume. Une place de choix revient à la reine mère.

Société patrilinéaire, les Tikar appliquent la primo géniture pour ce qui est de la succession, sauf pour des cas isolés justifiés. Peuple au confluent des grandes religions,, les Tikar  sont indifféremment dans une même famille, musulmans chrétiens (catholique, protestants) ou animistes, dans une tolérance collective.

 

II-           LA PLAINE TIKAR, VIVIER CULTUREL

 LA création en 1996 Atlanta (USA) d’un musée d’Art Tikar, a fait resurgir au grand jour, l’intérêt que suscitaient les TIKARS pour les scientifiques, les touristes et commerçants d’objets d’art, puisant ainsi dans ce vivier des éléments rares et malheureusement aussi, galvaudant un label culturel qui a forcé l’estime par sa technique, son message, la cosmogonie dégagée par ses rites et cultes.

S’il est reconnu que le convoitise sur la marque culturelle TIKAR n’a pas toujours profité à ceux qui en sont dépositaires, force est de reconnaître que cela relève fort malheureusement de ce que ceux-ci n’ont pas toujours su mesurer l’enjeu qui se jouait sur ce qu’ils ont considéré comme des éléments de tous les jours, susceptibles et disparaît, si c’était la volonté des ancêtres. Des légers traits de paresse et négligence (apanage de ceux que l’on dit intelligents) ont fait que le maître de cette culture leur échappe au profit d’une déperdition progressive pour certains éléments culturels ou d’un trafic illicite dont les auteurs, sans scrupules, ne pensent qu’à leurs intérêts.

Aussi, l’association dans un travail préliminaire va essayer d’identifier de manière globale, les éléments culturels en périls et surtout les potentialités que l’instant pourrait offrir.

1-   Des patrimoines en péril

Ils sont d’ordre matériel et immatériel. Au fil des temps, l’on s’est rendu compte que la littérature orale (chants, contes, épopées) avec d’autre formes d’intertainment ont sérieusement reculé au point où des générations entières se retrouvent sans repère proverbiale ou épique, d’autant plus que la langue elle-même, le TIKAR (TUMU) s’hybride d’avantage quant-elle ne disparaît pas carrément dans les foyers. Les éléments musicaux et danse tout autant que ce qui est considéré comme arts spécifiques : la cuisine, coiffure, le tatouage, etc. suivent en cela la ligne de déclinaison des rites initiatiques qui avaient pour objectifs de faire des hommes et des femmes de valeur.

Le patrimoine immobilier constitué de vestige (tranchées…) et mobilier objectifs d’usage quotidien ancien, parures d’habillement) n’affichent pas non plus fière allure.

2-   Des potentialités culturelles

Elles sont multiples dans la plaine TIKAR si l’on s’accorde à croire que la statuaire et notamment la fonte et la sculpture sur bois et métaux suivant la technique à cire fondue demeurent des voies royales du rayonnement de la culture TIKAR, il faut toutefois positiver et agrandir de production et de technique de fabrication.

Le tourisme culturel reste une piste inexplorée, dans une zone où les différents types humains qui cohabitent (bantou, semi-bantou, soudano-sahélien, pygmées) offrent autant d’axes de croisement de croisement culturels, rituels, aux côtés des vestiges immobiliers qui pourraient en synergie avec les festivités culturelles et traditionnelles annuellement organisées, constituer de réels circuits touristiques.

 

5 Réponses à “Vue panoramique de la plaine tikar”

  1. Modetrendence blog dit :

    I am sorry for that large assessment, yet I am truly warm the modern Microsoft zune, and also hope this particular, along with the excellent reviews various other folks have published, will assist you to assess if it’s the right choice for you.

  2. ngambe magloire dit :

    salut je m’appelle ngambe je suis un jeune tikar engager dans la promotion de l’art et de la culture tikar nous avons une association et cherchons une collaboration avec l’association des cardiologiste noirs a ATLANTA et responsable du musée des arts tikar nous avons notre histoire a partager avec vous nous sensibiliser le monde que les existe pour cela nous souhaitons nous en réseau avec des organisions qui ont déjà commencer ce travail attendant de vous une suite favorable recevoir mes salutations respectueuses

  3. ngambe magloire dit :

    salut nous sommes une association nous souhaitons être en collaboration avec le musée des arts tikar d’Atlanta nous tenons y tenons vraiment car nous avons beaucoup des choses a partager avec vous merci contacter nuos dès que possible

  4. nicky dit :

    j’aime bien ce blog il m’as permis d’en savoir plus sur mes origines

  5. mauricehon dit :

    salut à tous je voudrais savoire si l’histoire qui a était racontée sur lorigine des tykars est vrais merci d’avance

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