LE CHOUENG: la danse des chasseurs

 

Le choueng est une danse des chasseurs que l’on rencontre dans les villages  kpaga, gbah et  samboueng par Ngambe Tikar. Cette  danse  s’exécute lorsque l’on abat un animal féroce en l’occurrence le buffle. Elle consiste à tourner autour de la dépouille de l’animal en signe de victoire en portant ses cornes, tout en imitant ses gestes  face au chasseur.

Après l’exécution de la danse, l’animal est dépecé  puis la viande partagée à tous les habitants de la communauté.

A défaut, toute la viande est portée à la chefferie pour y être préparée en vue d’une nuit de fête où les villageois vont partager le repas arrosé du nkan, sorte de boisson traditionnelle en exécutant le choueng. Il convient de noter que les cornes de l’animal abattu doivent être conservées pour servir plus tard à l’exécution de la danse.

MONCHI GALI dont le nom signifie celui qui a dépassé tout le monde était  celui qui s’illustrait dans la chasse des buffles qu’il attrapait à mains nues  d’où son nom.  Aujourd’hui, avec les organisations de défense des droits des animaux, cette danse ne s’exécute plus sous sa  forme initiale mais elle  reste toujours d’actualité dans la mesure où  elle s’exécute aujourd’hui à l’occasion des funérailles, des mariages et autres festivités. Le choueng reste une merveille en termes de la beauté du rythme et de la dextérité des danseurs.

Nous invitons tous ceux qui foulent la terre de l’Arrondissement de Ngambé Tikar à découvrir cette danse qui traduit la ruse de l’homme face à l’animal même le plus féroce.

Par NINKO Abraham

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