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UN DRAME ECOLOGIQUE DANS L’ARRONDISSENT DE NGAMBE-TIKAR

Samedi 29 avril 2017

Les femmes et les hommes de ma génération qui ont vécu dans ce qui était alors le district de Ngambé-tikar avant les années 90 ont du mal à contenir leurs larmes lorsqu’ils foulent la terre de cette circonscription qui était pour eux un petit coin de plaisir. Tant il y faisait bon vivre.

Le climat apaisant et la verdure  luxuriante qui en faisait un paradis sur terre ont cédé le pas à un champ de ruine qui menace la vie et la survie des populations.

En effet, subissant encore avec accuité  la saignée de la coupe sauvage des arbres qui y a fait son nid, l’Arrondissement de Ngambé-tikar connait un nouveau drame: les feux de brousse qui déssiment la forêt à une vitesse vertigineuse sous la barbe de tous sans que personne ne s’en émeuve ni ne lève le petit doigt. Cette siruation, il faut le dire,  a de conséquences dramatiques sur l’écosystème.

Le climat tempéré, l’abondante faune et la flore qui faisaient de cet Arrondissement une destination enviée ont fait place à la chaleur accablante, à la raréfication du gibier, à la disparition des plantes médicinales, à l’appauvrisement du sol et à bien d’autres méfaits telle l’érosion qui désagrègent le tissu social, écomique et culturel.

Ainsi les populations vulnérables de l’arrondissement, les pygmées, voient impuissant se déssiner sous leurs yeux la mort de leur patrimoine culturel.

Cette situation est d’autant plus grave que l’arrondissement de Ngambé-tikar se trouve à la lisière de l’adamoua. Son massif forestier constitue une barrière au vent chaud et violent venant du nord.

Les conséquences de la déforestation sauvage se manifestent aujourd’hui par la chaleur accablante que l’on ressent à Ngambé-tikar et le vent violent venu du nord qui arrache sans vergogne  les toits des maisons suscitant l’étonnement des populations médusées.

Il est temps que toutes les couches sociales, autochtone ou allogènes habitant cet arrondissement prennent conscience de cette réalité et ajustent leur comportement sinon, Ngambé-tikar, la belle, destination aujourd’hui prisée pour la qualité de ses terres deviendra dans quelques années un enfer qui fera fuir vers d’autres horizons. C’est le lieu pour moi, ici et maintenant d’en appeler à une prise de conscience collective et individuelle pour la protection de notre environnement.

Cette responsabilité incombe en premier aux chefs traditionnels qui doivent non selement préserver la terre pour les générations futures mais également veiller entant que garants et dépositaires de ces terres que nos ancêtres ont arrachées de haute lutte et préservés pour que nous en jouissions. Très souvent accusés à tort ou à raison comme ceux qui bradent les terres, ils doivent comprendre que ces terres ne leur appartiennent pas eux et leur mais qu’elles sont un patrimoine commun qu’ils doivent garder comme un cadeau précieux, s’ils veulent échapper au tribunal de l’histoire.

En second lieu, j’appelle à l’action de l’administration dont le rôle parfois ambigue ne permet pas de lire la pertinence de l’action. Comment justifier qu’un tel drame se construise alors que administration chargée des forêts y est fortement représentée. Veut-elle être d’abord saisie avant d’agir alors même que tout se passe au vu et au su de tous? Il est temps d’agir.

La troisième catégorie et pas de moindre est l’élite. Le sentiment qui se dégage est le constat suivant lequel cette élite a démissionné de ses responsabilités de leader, d’éclaireur et de défenseur des intérêts des sans voix, face un monde où seul le bien matériel est au dessus de tout et où, seuls les plus nantis ont droit au chapitre. C’est vraiment grave car, la frilosité de cette élite n’a d’égale que son inaction face aux problèmes des populations.

Et la population elle même alors? Elle se caractérise par des fractions incongrues et des divisions qui la fragilisent, des luttes fraticides qui détruisent son tissu social d’où les drames comme celui de la déforestation sauvage que nous vivont et à la longue nous fera plus de mal que de bien.

La situation est si grave qu’une conversation avec le délégué d’agriculture de l’arrondissement de Ngambé-tikar en mars dernier m’a fait dire que, de décembre à mars cet arrondissement a perdu plus de 150 hectars de cacaoyer. Si cela ne suffit pas pour agir, Je ne sais plus ce qui peut émouvoir. Ceci est ma modeste contribution pour une prise de conscience face à ce drame.

NINKO A braham

LE DRAME DES PEUPLES AUTOCHTONES: le caq des pygmées de l’Arrondissement de Ngambé-Tikar

Lundi 17 avril 2017

 

Il y a quelques semaines se célébrait la journée mondiale des peuples autochtones, qui, selon la déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtones adoptée par l’Assemblée Générale le 13 septembre 2007 sont au Cameroun les populations pygmées et bororos. Si ce texte consacre les droits fondamentaux de ces peuples, il n’en demeure pas moins que ces populations autochtones 6 ans après l’adoption  de ce texte et sa ratification par le Cameroun restent encore sur leur fin car l’on semble se situer au niveau des simples déclarations sans aucune action concrète sur le terrain.

Arrondissement de NGAMBE TIKAR, circonscription administrative située à environ 300 Kilomètres de la capitale du Cameroun YAOUNDE, regorge d’ importantes colonies des pygmées évalués à un millier d’individus, repartis dans les campements de MBONDE, KWOUEN, NGOUME par NDITAM, de GANDIE, NYANKA par NGAMBE TIKAR, de MANSOH et de GAH qui vivent dans les conditions déplorables. Extirpés à leur corps défendant de leur milieu naturel, sans leur avis, ils sont aujourd’hui en butte en des réelles difficultés d’adaptation qui exacerbent leur vulnérabilité. Dépourvus de tout, ils sont devenus sur leur propre terre des parias. Il nous semble qu’au lieu de se limiter au folklore qui caractérise les journées des peuple autochtones dont le but inavoué est souvent de contenter les bailleurs de fonds, les structures en charges de ces questions sont appeler à se plancher véritablement sur la problématique de ce drame humain qui se noue devant nous et qui pourrait à terme avoir des conséquences fâcheuses dans avenir pas très lointain.

En effet, si autochtones rime avec propriété, le pygmée de l’Arrondissement de NGAMBE TIKAR, est le seul autochtone qui n’est propriétaire d’aucune terre, qui ne participe à aucun partage des fruits de l’exploitation forestière, qui ne bénéficie d’aucun avantage ou action forte de nature à le sortir de sa situation. Peut-être n’est-il pas propriétaire de l’espace où est construite sa petite hutte.

Les actions fortes consisteraient premièrement en la constitution des réserves forestières pour le compte de ces communautés, réserves dans lesquelles celles-ci conserveraient leur patrimoine culturel (plantes médicinales, rites, cueillette, chasse etc…).

Ensuite,  en l’’accès à la propriété foncière comme voie royale à leur intégration dans la communauté nationale, car la terre, mamelle nourricière est le seul bien qui se transmet de génération en génération. Ne pas en posséder,c’est être condamné à la dépendance et à la disparition.

L’Arrondissement de NGAMBE TIKAR s’illustrant dans une vente effrénée des terres en violation de toute orthodoxie juridique, il est fort à craindre que si rien n’est fait dans un délai raisonnable, ces pygmées soient condamnés à immigrer vers un mode de vie qui ne soit le leur et dont les conditions d’adaptation seraient douloureuses pour eux.

Enfin, l’éducation, les pygmées et les bororos restent les seules populations Camerounaises parmi lesquelles l’école n’est pas encore entrée dans les mœurs. Pour permettre à ces derniers de mieux défendre les droits inscrits dans la déclaration des droits  des autochtones ci-dessus mentionnés, il est nécessaire que des mesures soient prises pour sensibiliser, inciter ces derniers à apprendre à lier le bois au bois comme le dirait un personnage de SEMBENE OUSMAN. Ce n’est qu’à ce prix et à ce prix seulement que la déclaration trouvera la plénitude de son application et produira les effets escomptés.

Par Abraham NINKO

 

 

LES FIGURES EMBLEMATIQUES DE L’EVANGELISATION DANS LA PLAINE TIKAR

Mercredi 1 août 2012

LES FIGURES EMBLÉMATIQUES DE L’EVANGELISATION DANS LA PLAINE TIKAR

Il y a deux ans, l’Eglise Evangélique Luthérienne au Cameroun(EELC) fêtait ses 100 ans en pays tikar sous fond de tension entre les chrétiens de cette Eglise.  En effet, un conflit entre les partisans de l’appellation Église Evangélique Luthérienne AU Cameroun et les partisans de l’appellation Église Évangélique Luthérienne DU Cameroun a fortement déteint sur les festivités de cet événement qui se voulait historique à plus d’un titre.

D’abord par ce qu’il était question de mesurer le chemin parcouru. Ensuite parce que c’était l’occasion de démontrer aux yeux du monde et surtout des norvégiens que leur œuvre est restée en des bonnes mains. Si l’on peut se réjouir d’avoir vu à cette occasion la première église de ce nom germer des fonds baptismaux de ce district ecclésiastique, il ne demeure pas moins que cet événement n’a accouché que d’une souris tout au moins sur le plan de la restitution de la vérité de l’histoire

Alors que l’on s’attendait à ce que ceux qui furent les pionniers de la bataille de l’évangélisation dans la plaine tikar soient présentés comme héros du jours, la frustration fut grande de constater qu’en dehors de  l’allemand et de son épouse décédée et enterrée à NGAMBE TIKAR à la suite d’un accouchement difficile, rien mais alors ne permit de rendre un hommage mérité à ceux-là qui aux premières ont cru sans avoir vu, chacun à son niveau, donnant le leur sans réserve, dans un contexte difficile et peu enclin à bousculer les habitudes  pour passer le message de l’évangile.

Partant de la parole de Jésus aux pharisiens selon laquelle, il faut rendre à CESAR ce qui appartient à CESAR et à DIEU ce qui appartient à DIEU, nous nous sommes sentis le devoir d’aller fouiner dans les profondeurs de l’histoire afin de faire jaillir dans la nuit des temps la vérité des faits.

Dans cette quête de la vérité de l’histoire, nous n’avons pas cru devoir nous limiter à la seule église évangélique luthérienne, nous nous sommes également intéressés à ceux qui ont porté la mission de l’église catholique à NGAMBE TIKAR et dont l’histoire semble de plus s’éteindre par l’effet du temps et par ceux dont la mission est d’occulter la vérité à des fins que rien ne justifie.

Des investigations menées, il ressort sans aucun doute que ceux des tikar qui se sont illustrés dans la plaine tikar dans la semence de la bonne nouvelle de Jésus Christ au cœur  des peuples animistes et païens tikar pour le compte de  l’EELC, restent incontestablement le Révérend HOUNGUE Othon, l’évangéliste NINKO Abraham et le catéchiste HOUSSA Jonas.

Ordonné pasteur à la suite des études pastorales menées à NGaoundéré auprès des missionnaires norvégiens, le Révérend HOUNGUE est l’un ceux qui ont porté la mission d’implantation de l’EELC dans dans le district de Ngambe Tikar.

En effet dans ce district où il a consacré toute sa pastorale, le Rev. HOUMGUE a fortement contribué à l’enracinement de la culture religieuse au sein des populations tikar. Il a fortement œuvré à la création des paroisses dans tous les villages de cette circonscription, bravant malgré son âge les distances et les intempéries. Il suffit pour comprendre les efforts déployés d’imaginer le district de Ngambé Tikar il ya 40 ans pour mesurer l’étendue de la tâche accomplie.

Une autre figure est bien celle de Ninko Abraham dont l’œuvre dans la mission évangélique fut titanesque. Alors élève à la mission protestante Ngamb Tikar, celui-ci va se faire remarquer par la qualité de ses performances scolaires. A la fin de son cycle, il est recruté pour officier en qualité d’enseignant à l’école de la mission protestante : d’abord de Nditam, ensuite de kpaga et puis de Ngambe Tikar. Il se révèlera être un enseignant fortement apprécié de ses élèves  et un bon pédagogue dès lors qu’il donne en même temps à ses élève les cours de  religion comme de coutume dans les établissements confessionnels.

Plus tard il est muté après une brève formation de catéchiste à l’église de Ngambe Tikar, puis envoyé à Bankim comme premier catéchiste et enseignant de l’église de Bamkim et de l’école protestante de ladite ville. Mais quelque temps après l’église de Nditam ayant connu des troubles, il lui sera demandé par sa hiérarchie de s’y rendre.  Il sera remplacé à Bankim par le catéchiste HOUSSA Jonas.

A son retour à Bankim, HOUSSA Jonas est réaffecté à Ngambé Tikar.  Quelque temps après ce retour, il est envoyé à Tibati pour y subir la formation d’évangéliste au bout de laquelle il devait être consacré pasteur. Entre temps un certain MOUCHILI un de ses amis catéchistes  avec qui il officiait déjà à Bankim n’apprécia pas que ce fut NINKO Abraham qui eut été choisi pour cette formation. Il attendra son retour pour en découdre avec lui en lui donnant du poison. C’est ainsi que transporté à  l’hôpital de Foumban NINKO Abraham rendra l’âme sur son lit d’hôpital. Sa dépouille sera ramenée à Bankim pour y être enterrée. Cependant, un fait marqua l’attention de tous ceux qui ont pris part à ses obsèques. En effet pendant la creusée de la tombe les racines en forme de croix furent trouvées juste au niveau où devait reposer sa tête.

AU niveau de la mission catholique Jean YAWE est incontestablement la tête de proue de l’évangélisation catholique dans le district de Ngambé Tikar ; il était secondé dans cette lourde mission par HOUANGONG de SAMBOUENG et par TANDAP Joseph.

Jean YAWE commença sa mission messianique à Gah village situé à 15 KM de la ville NGAMBE TIKAR où il sera affecté plus tard en qualité de catéchiste. Comme HOUNGUE Othon, NINKO Abraham et HOUSSA Jonas, celui-ci a fortement œuvré à l’enracinement de l’église catholique dans cette partie du territoire. Il fut envoyé ROME pour les études de théologie dans la perspective de  devenir prêtre. Mais pour des raisons de famille cela n’a pu se réaliser.

Par NINKO Abraham

KPAGA, NGAMBE TIKAR et NDITAM un lien de sang trahi, une amitié triomphante

Lundi 30 juillet 2012


L’histoire nous enseigne que le chef de NDJOFLO (Ngambé tikar) avait épousé une fille de MAHANG CALE (kpaga ) appelée MOINDOH YOUENG, laquelle ne pouvant accoucher fit venir sa petite sœur la nommée NGUEWÔ afin que cette dernière  donne un héritier au chef.

Quelques temps après, NGUEWO accouchera d’un garçon nommé NGAWE, lequel succèdera à son père. Une fois sur le trône, NGAWE fera venir son oncle maternel MONCHI GALI à qui, il va confier le rôle de premier notable de NDJOFLO. Ce dernier résidait à NDOUN à quelques encablures du village WEHWE. A la mort de MONCHI GALI, il fut remplacé par son fils MONDJI HOUMON. Celui-ci s’étend révélé généreux et hospitalier avait fini par ravir la vedette au chef car sa maison ne désemplissait plus. Ce qui fit croire au chef qu’il convoitait son trône. C’est ainsi que le chef de NDJOFLO et quelques-uns des notables hostiles à MONDJI HOUMON iront à YOKO instrumentalisé le colon blanc en lui faisant croire que ce dernier voudrait ravir le trône.

L’administrateur allemand en tournée à NDJOFLO va demander à MONDJI HOUMON de quitter NGAMBE TIKAR pour aller s’installer entre le village KONG et YOKO. Ce qu’il refusera. Il lui fut ensuite proposé de s’installer entre YOKO et TIBATI. Voulant préserver les us et coutumes tikar, il n’y restera pas longtemps et se rendra à YOKO pour exprimer aux colons blancs son envie de rentrer en terre tikar. Y étant, il va y rencontré le chef de NDITAM sa majesté NOUNKOU à qui il va exprimer ses difficultés.

Celui-ci  lui proposera de rentrer avec lui afin de lui octroyer un lopin de ses terres. Chemin faisant et à l’emplacement actuel du village GBAH, ils vont s’arrêter au niveau de la tranchée séparant actuellement les villages KPAGA et GBAH, limite entre les territoires de NGAMBE TIKAR et de NDITAM. Sa majesté NOUNKO tiendra ces paroles à son hôte : voici les limites du territoire que je te donne en propriété. Du côté du  village NDJOFLO par la tranchée que voici limite naturelle entre les territoires de NGAMBE TIKAR et de NDITAM. Du côté de NGOUME par la rivière MBLI et aux deux extrémités par les fleuve KIM et MPEM.

Pour matérialiser cela MONDJI HOUMON qui était un homme averti se rapprochera de l’administrateur français de cette époque pour que tout ceci soit codifié dans des écrits qui sont actuellement disponibles dans les archives de la sous-préfecture de NGAMBE TIKAR.

Il convient de noter qu’à partir de cet instant, le village kpaga est devenu un territoire autonome ne dépendant ni de NGAMBE TIKAR, ni de NDITAM. Il devait désormais payer son impôt directement à l’administrateur colonial sans plus se référer à ces deux entités. En affirmant l’autonomie du village kpaga, il s’agissait pour le colon de préserver la paix entre les trois villages et surtout de donner une vie paisible à MONDJI HOUMON qui avait une nombreuse famille.

Nous tenons néanmoins à saluer l’esprit prévoyance de MONDJI HOUMON et surtout l’esprit de solidarité et de gratitude de sa majesté NOUNKOU qui a suit par amour pour son ami et frère offrir une parcelle de son territoire sans contrepartie.

Le devoir de mémoire nous appelle à restituer la véracité des faits tels qu’ils se sont produits. Car en tant que  petits fils et  arrières petits fils de ceux qui ont écrit cette page de l’histoire, j’ai la chance de côtoyer ceux qui ont soient vécu directement ou indirectement les faits ci-dessus de les traduire fidèlement tels qu’ils m’ont été racontés. Eux-mêmes n’ayant pas eu la possibilité de les consigner par écrit. Je ne suis donc qu’une simple courroie de transmission pour les générations futures.

Par NINKO Abraham

LE CHOUENG: la danse des chasseurs

Lundi 30 juillet 2012

 

Le choueng est une danse des chasseurs que l’on rencontre dans les villages  kpaga, gbah et  samboueng par Ngambe Tikar. Cette  danse  s’exécute lorsque l’on abat un animal féroce en l’occurrence le buffle. Elle consiste à tourner autour de la dépouille de l’animal en signe de victoire en portant ses cornes, tout en imitant ses gestes  face au chasseur.

Après l’exécution de la danse, l’animal est dépecé  puis la viande partagée à tous les habitants de la communauté.

A défaut, toute la viande est portée à la chefferie pour y être préparée en vue d’une nuit de fête où les villageois vont partager le repas arrosé du nkan, sorte de boisson traditionnelle en exécutant le choueng. Il convient de noter que les cornes de l’animal abattu doivent être conservées pour servir plus tard à l’exécution de la danse.

MONCHI GALI dont le nom signifie celui qui a dépassé tout le monde était  celui qui s’illustrait dans la chasse des buffles qu’il attrapait à mains nues  d’où son nom.  Aujourd’hui, avec les organisations de défense des droits des animaux, cette danse ne s’exécute plus sous sa  forme initiale mais elle  reste toujours d’actualité dans la mesure où  elle s’exécute aujourd’hui à l’occasion des funérailles, des mariages et autres festivités. Le choueng reste une merveille en termes de la beauté du rythme et de la dextérité des danseurs.

Nous invitons tous ceux qui foulent la terre de l’Arrondissement de Ngambé Tikar à découvrir cette danse qui traduit la ruse de l’homme face à l’animal même le plus féroce.

Par NINKO Abraham

Vue panoramique de la plaine tikar

Jeudi 12 juillet 2012

Vue panoramique de la plaine tikar nguegang-lan-NDUIN-12-169x300I-               LA PLAINE TIKAR : ASPECTS HISTORIQUES ET GEOGRAPHIQUES

 

1-   PRESENTATION GEOGRAPHIQUE.

La plaine Tikar, parfois appelée TIKARIE est une vaste dépression adressée à l’Ouest et au Sud, au massif du MBAM et adossée au Nord aux conforts du plateau de l’Adamaoua. D’une altitude variant entre 700 et 750m, elle est principalement parcourue par le fleuve MABM et ses grands affluents que sont la KIM, le NOUN et la MAPE. A cheval entre savane brisée au nord, la forêt tropical au Sud et à l’Est, les grasfields à l’Ouest, elle englobe en fait les arrondissements de NGAMBE-TIKAR (MBAM et KIM-Centre), Bankim (MAYO BANYO – ADAMAOUA), Magba et Malantoeun (Noun – Ouest) et NWA (Nord Ouest).

2-   PORTENTIEL ECONOMIQUE.

La plaine TIKAR s’active économiquement autour de l’agriculture de rente (café cacao, palme à huile…) l’élevage (bovin, ovins, volailles) la pêche et le commerce.L’exploitation forestière et l’industrie de transformation du bois sont très présentes sur rive gauche du MBAM.

3-   LA POPULATION DE LA PLAINE TIKAR

 Elle est 80% constitué des peuples TIKAR, qui cohabitent avec les berges foulbés et d’autres peuplades tels les pygmées.

a-   De l’histoire des TIKAR

Certains historiens croient que l’origine des TIKAR se situerait dans la péninsule Yéménite, qu’ils ont quitté pour séjourner pendant longtemps dans la vallée du Nil, au Bar-Ghazar, à l’époque pharaonique (similitude des coiffures royales). Ils se seraient ensuite installés sur le plateau de l’Adamaoua avant de fonder il y a 8 siècles les royaumes actuels,dans la plaine TIKAR.

D’autres sans réfuter la première thèse affirment que ce peuple tire son nom de l’expression Mboum « TINKALA-JE », signifiant va t’en d’ici, lancée par le maître des lieux a un prince de la chefferie Mboum de NGANHA, aux ambitions très marquées sur le trône. Celui-ci s’en ira, emmenant ses frères et sœurs, ainsi que nombre de notables et fidèles. En grands guerriers, ils descendirent vers le Sud, essaimer un vaste territoire, affranchissant «les TUMU » (idiome TIKAR actuel) les Bamoun et les Bansô donnant lieu à de solides chefferies.

b-   Des us et coutumes TIKAR

En ce général, toutes les chefferies Tikar répondent aux mêmes rites et schémas organisationnels. Au sommet se trouve un chef entouré de cercle de notables dont les NJI, ses frères de sang, les HOUNG qui sont ses cousins à qui incombent les charges ministérielles et les MGBE, sortes d’ambassadeurs ou gouverneur des territoires du royaume. Une place de choix revient à la reine mère.

Société patrilinéaire, les Tikar appliquent la primo géniture pour ce qui est de la succession, sauf pour des cas isolés justifiés. Peuple au confluent des grandes religions,, les Tikar  sont indifféremment dans une même famille, musulmans chrétiens (catholique, protestants) ou animistes, dans une tolérance collective.

 

II-           LA PLAINE TIKAR, VIVIER CULTUREL

 LA création en 1996 Atlanta (USA) d’un musée d’Art Tikar, a fait resurgir au grand jour, l’intérêt que suscitaient les TIKARS pour les scientifiques, les touristes et commerçants d’objets d’art, puisant ainsi dans ce vivier des éléments rares et malheureusement aussi, galvaudant un label culturel qui a forcé l’estime par sa technique, son message, la cosmogonie dégagée par ses rites et cultes.

S’il est reconnu que le convoitise sur la marque culturelle TIKAR n’a pas toujours profité à ceux qui en sont dépositaires, force est de reconnaître que cela relève fort malheureusement de ce que ceux-ci n’ont pas toujours su mesurer l’enjeu qui se jouait sur ce qu’ils ont considéré comme des éléments de tous les jours, susceptibles et disparaît, si c’était la volonté des ancêtres. Des légers traits de paresse et négligence (apanage de ceux que l’on dit intelligents) ont fait que le maître de cette culture leur échappe au profit d’une déperdition progressive pour certains éléments culturels ou d’un trafic illicite dont les auteurs, sans scrupules, ne pensent qu’à leurs intérêts.

Aussi, l’association dans un travail préliminaire va essayer d’identifier de manière globale, les éléments culturels en périls et surtout les potentialités que l’instant pourrait offrir.

1-   Des patrimoines en péril

Ils sont d’ordre matériel et immatériel. Au fil des temps, l’on s’est rendu compte que la littérature orale (chants, contes, épopées) avec d’autre formes d’intertainment ont sérieusement reculé au point où des générations entières se retrouvent sans repère proverbiale ou épique, d’autant plus que la langue elle-même, le TIKAR (TUMU) s’hybride d’avantage quant-elle ne disparaît pas carrément dans les foyers. Les éléments musicaux et danse tout autant que ce qui est considéré comme arts spécifiques : la cuisine, coiffure, le tatouage, etc. suivent en cela la ligne de déclinaison des rites initiatiques qui avaient pour objectifs de faire des hommes et des femmes de valeur.

Le patrimoine immobilier constitué de vestige (tranchées…) et mobilier objectifs d’usage quotidien ancien, parures d’habillement) n’affichent pas non plus fière allure.

2-   Des potentialités culturelles

Elles sont multiples dans la plaine TIKAR si l’on s’accorde à croire que la statuaire et notamment la fonte et la sculpture sur bois et métaux suivant la technique à cire fondue demeurent des voies royales du rayonnement de la culture TIKAR, il faut toutefois positiver et agrandir de production et de technique de fabrication.

Le tourisme culturel reste une piste inexplorée, dans une zone où les différents types humains qui cohabitent (bantou, semi-bantou, soudano-sahélien, pygmées) offrent autant d’axes de croisement de croisement culturels, rituels, aux côtés des vestiges immobiliers qui pourraient en synergie avec les festivités culturelles et traditionnelles annuellement organisées, constituer de réels circuits touristiques.

 

Une association culturelle voit le jour dans l’arrondissement de Ngambe Tikar

Lundi 9 juillet 2012

La logique d’intégration semble s’être renforcée en début du XX ème siècle, dopée par l’universalité progressive, la diffusion planétaire des cultures. Dans la pleine conscience de leur histoire, les  communautés qui la connaissent parfois à fond, la remodèle régulièrement et parfois systématiquement en fonction des problèmes qu’elles se posent et des solutions qu’elles envisagent. Un peu comme pour traduire la maxime suivant laquelle; lorsqu’on ne sait pas où l’on va , on doit pouvoir savoir d’où on vient.

Dans pour le libéralisme communautaire Paul BIYA annonçait que les universaux culturels sont des valeurs qu’il faut faire recenser, préserver, promouvoir pour l’intérêt de la collectivité nationale , la détermination et la promotion de ces universaux culturels soutiennent la double mention d’identité culturelle et d’unité nationale de notre peuple, car la culture est le ciment de l’unité. Il s’agit là d’un appel à  une prise de conscience collective  de notre histoire, de notre identité et d’accepter notre insertion dans la modernité. Dans toute société, il y a un héritage, témoin de l’histoire qui mériterait d’être revisitée pour démontrer sa profondeur, les influences diverses et mutations survenues dans son parcours.

Pour atteindre ces objectifs, une mutualisation des volontés humaines, institutionnelles et des groupes dont le cheminement a parfois croisé l’usure du temps est régulièrement prônée. Fort de ce qui précède, des âmes de bonne volonté se sont penchées sur le lit de la culture tikar dont les crues et décrues ont manifestement marqué le bassin, en ayant en esprit que c’est des solutions individuelles ou collectives que s’imposent une culture, si elle veut résister à l’influence des autres cultures. Dans un monde de plus en plus ouvert dans lequel s’érige un village planétaire et/où, on parle de plus en plus de choc des cultures, il est plus qu’ urgent de s’y ménager une place au risque de se voir dilué dans celles des autres et de disparaitre.

La culture tikar est si riche et véhicule des valeurs universels dont on se rend compte qu’en scrutant les profondeurs. Il est donc pour nous représentants de sang de ce peuple de la rendre plus accessible afin qu’elle participe dans le concert de choc de cultures à une humanisation du monde.

Dans un contexte où le TIKAR est généralement admis dans la tour de Babel  culturelle nationale et internationale, il a été jusqu’ici difficile de lire une réelle synergie à faire valoir le riche potentiel culturel vécu ou véhiculé par ce peuple. Non pas que des tentatives aient faits défaut, mais des malheureuses contingences sont souvent venues obérer les efforts associatifs réellement bien pensés.

Le projet de création  de la dynamique culturelle de l’arrondissement de Ngambe tikar en abrégé DYCANT  est parti de ce constat et des défis de l’heure.

L’ambition des géniteurs de cette association n’est nullement de faire ombrage à d’autres organisations dont les objectifs croiseraient le leur. Bien au contraire, c’est à une mise en commun des acquis, expertises et connaissances qu’elle appelle. Toutes choses dont les TIKAR sont a priori nantis.

N.A

UN FESTIVAL DE DANSE ET CULTURE TIKAR: Ngambe tikar 2012

Jeudi 21 juin 2012

Chers jeunes de l’Arrondissement de Ngambe tikar,

 

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui nous appelle à une prise de conscience de ce que nous sommes et d’où nous venons. Ceux qui auront compris que seul le regroupement autour des objectifs communs constitue l’unique moyen de se faire une place dans ce monde complexe, auront gagné le pari de franchir le cap qui mène au bien-être.

Le Cameroun, notre pays depuis plus d’une décennie s’érige peu à peu en un havre démocratique dont la lame de fond reste son émergence à l’horizon 2035.

Pour atteindre cet objectif, mieux cette vision des hommes politiques et les y accompagner, chaque citoyen, partout où il se trouve, quel que soit son bord, doit pouvoir la traduire en réalité. Or, ceci ne peut être possible que par une prise de conscience collective des enjeux de l’heure. Ces enjeux s’articulent autour de certains piliers que sont :

  • La préservation de la paix,
  • La justice sociale,
  • Le travail,
  • Le développement.

Chacun de nous partout où il se trouve doit faire siennes ces exigences.

Notre arrondissement, l’Arrondissement de Ngambé-Tikar s’est-il vraiment arrimé à cette nouvelle vision du monde ?

Permettez-nous d’en douter car, depuis plus de 10 ans, nous avons reculé considérablement. Les acquis que nous avions engrangés parfois de haute lutte semblent s’être disloqués comme un château de cartes. Notre fleuron le Comité de Développement de l’Arrondissement de Ngambé-Tikar (CODANTI), qui avait alors suscité beaucoup d’espoir s’est effondré comme une tour de sable. Les égoïsmes et les divisions intestines ont pris le pas sur la solidarité légendaire qui a permis au peuple tikar de barrer la route aux expéditions expansionnistes du Lamido de Tibati et dont la face visible reste les tranchées, symboles de la ruse et du dynamisme du Tikar.

Quant à la jeunesse, elle semble sombrer dans le chaos de l’alcoolisme, de l’argent facile, de la prostitution et du manque de respect à l’égard des aînés. L’Elite qu’elle soit intérieure ou extérieure se caractérise par sa quasi démission des grands enjeux qui interpellent notre Arrondissement.

Quant à nos chefs traditionnels symbole de l’unité, du sacré et de la réserve, on a du mal à lire dans leurs gestes et mouvements, cette volonté de fédérer autour d’eux leurs fils et filles dans l’optique de canaliser les énergies et d’en tirer les grands profits pour les communautés dont ils ont la destinée. Ils se comportent parfois comme de simples citoyens prenant vertement gain et cause pour tel ou tel groupe, selon que leur intérêt personnel les y guide, exacerbant ainsi les divisions au sein de leurs  communautés. Pourtant, ils devraient être les seules alternatives crédibles de part leur posture de dépositaire des vertus ancestrales et de part leur neutralité.

 

Chers jeunes,

Ce tableau macabre de la vie de notre Arrondissement ne doit pas nous faire penser que rien de positif n’y est fait. Il existe encore et fort heureusement, çà et là, des hommes et des femmes qui ont su préserver le sens de l’honneur et du respect des valeurs de l’humanité. Qu’il est loin le temps de ces ténors dont la seule intonation de voix  faisait fléchir tout genou. Par leur amour pour nous, ils ont parfois au prix de leur sang, défendu notre patrimoine commun. Ils nous ont légué un patrimoine riche, des terres fertiles, une flore et une faune fournie, un patrimoine culturel et artistique des plus précieux et une solidarité à toute épreuve. Qu’avons-nous fait de cet héritage ? Pouvons-nous affirmer aujourd’hui que le peuple tikar reste uni et prospère ?

La forêt qui nous été légué pour le bien de tous semble être la source des divisions et la chasse gardée de certains qui en ont fait leur patrimoine personnel, se comportant parfois comme de véritables prédateurs qui ne reculent devant rien. Tant mieux si cette manne du ciel a fait quelques heureux parmi nous. Cependant, le sentiment qui se dégage de l’exploitation des ressources forestières montre s’il est encore besoin qu’elle nous a apporté plus de mal que de bien.

Aujourd’hui, des fractions sociales sont plus profondes, les égoïsmes ont atteint leur paroxysme, les clans se forment et se liguent les uns contre les autres. Pourtant,  la forêt comme don de la nature n’est pas éternelle. Elle finira un jour par disparaître comme c’est presque déjà le cas. Il convient nous semble-t-il de nous tourner vers le futur. Le futur c’est nous la jeunesse, c’est nous le fer de lance, c’est nous l’avenir de notre Arrondissement. C’est pourquoi, il est grand temps que nous prenions en main notre destin et l’orienter vers des horizons nouveaux, si nous voulons échapper au jugement implacable de l’histoire. Il s’agit pour nous de tisser une toile de solidarité, de promouvoir nos valeurs culturelles et artistiques, de donner à l’agriculture la chance d’éclore  et de faire de l’éducation de la masse jeune une priorité. Bref, nous constituer en véritable acteur de développement, car si nous ne prenons pas conscience maintenant, demain il sera peut-être trop tard.

C’est la raison pour laquelle, certains jeunes dynamiques de notre arrondissement conscient des enjeux du développement qui nous interpellent ont cru devoir mettre en place le concept d’une semaine culturelle et sportive qu’ils projettent organiser pendant les festivités marquant la célébration de la nouvelle année 2013. Il convient d’ores et déjà de noter qu’il ne s’agit pas là d’un mouvement à caractère politique ou politisé. Il ne s’agit non plus d’un terreau fertile où viendrait s’abreuver les thuriféraires de cet art. Nous entendons marquer un  hiatus avec le monde politique, car, par cette action, nous voulons magnifier les vertus culturelles et artistiques du peuple tikar dans la perspective de montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale le génie de ce peuple millénaire dont les échos ont traversé les siècles et les frontières.

Il s’agit pour nous de nous abreuver à la source de la sagesse de chez nous, sur nos terres, des vertus de conquérants et de bâtisseurs qui ont caractérisé nos ancêtres. Il s’agit enfin de créer ou encore de confirmer l’identité tikar et la rendre plus visible aux yeux du monde afin de court-circuiter tous ceux qui, d’ici ou d’ailleurs ont fait du peuple tikar leur fonds de commerce au mépris de nos intérêts.

Chers jeunes,

Il s’agit là d’un vaste projet dont il ne faut nullement avoir peur et qui va nous demander beaucoup de sagacité, beaucoup de courage, beaucoup de sacrifice, beaucoup d’humilité et de tolérance, mais et surtout un sens aigu de l’intérêt collectif. Personne n’y sera de trop, personne n’y sera exclu si tous ensembles, nous tenons ce cap comme nos aïeuls en leur temps. Car tous unis nous vaincrons le sous-développement, unis nous bâtirons un Arrondissement de Ngambé-Tikar prospère et fier de ses enfants, unis nous rendrons aux filles et aux fils tikar leur fierté et leur honneur.

Pour y arriver, nous avons besoin de fédérer toutes les énergies en commençant par les dépositaires du pouvoir sacré, ensuite l’élite, puis la femme et bien évidemment toute la jeunesse de Kong, de Nditam, de Gah, de Beng-Beng et de Ngambé-Tikar. Tous ensembles donnons-nous la main au-delà de nos différences, de nos intérêts personnels.

 

 

 

NINKO Abraham

 

 

 

Condoleeza Rice: cette camerounaise qui a dirigé le secrétariat d’Etat à la défense americain

Jeudi 21 juin 2012

D’ après une information rendue publique par JAY LOU Eva, directeur artistique de l’association acts of Random kindness et relayée par nombre des journaux tant nationaux qu’internationaux, la célèbre femme de fer qui a dirigé le Secrétariat d’État à la Défense  américain à  la Présidence de Georges W. Bush de janvier 2005 à janvier 2009 est camerounaise. Les testes réalisés sur cette dernière en vue de déterminer son origine ont révélé qu’elle est camerounaise et plus précisément de la  tribu Tikar, un peuple que l’on rencontre aujourd’hui dans les arrondissements de Ngambé Tikar au centre du pays, de Bankim dans l’Adamaoua,  de Magba à l’ouest et à Sabongari dans le nord ouest.

Après les célèbres artistes Spike LEE, Quincy Jones, India Arie  voici une célébrité du monde politique americain qui vient confirmer que non seulement    les tikar ont été massivement déportés lors de la traite négrière mais ont beaucoup contribué à bâtir l’une des grandes  puissances démocratiques du monde actuel.

Condoleeza Rice a manifesté son envie de venir au Cameroun découvrir ses racines comme d’ailleurs pleins d’autres americains tikar. Nous autres tikar déplorons cependant qu’après deux venues de nos frères au Cameroun, ils n’aient jamais foulé les terre de leurs ancêtres. Nous pensons que l’heureuse initiative de l’association ci dessus  semble pris en otage. Nos frères qui viennent de l’Amérique  doivent savoir que les Arrondissements  ci dessus sont les seuls abritant encore les tikar de souche et ne devront pas se laisser distraire. Chaque fois qu’ils viendront au Cameroun, ils doivent  aller à l’un de ces villages où ils se rendront compte de la richesse de l’histoire et de la culture de leurs ancêtres. Vivement que Condoleeza Rice, Quincy Jones et bien d’autres des tikar americains viennent rencontrer leurs frères et sœurs qui brulent d’envie de les voir et de leur rendre l’hommage qu’ils méritent.

Par NINKO Abraham

 

 

L’unité du Cameroun se construira autour du peuple Tikar

Jeudi 21 juin 2012

 

Des peuples qui composent le Cameroun, le peuple tikar est celui qui dispose de plus de liens historiques avec la plupart.

En effet, disséminé suivant le découpage administratif actuel dans quatre des dix régions que compte le Cameroun à savoir: le centre à Ngambe tikar, l’Adamaoua à Bankim,  Magba à l’ouest et enfin Sabongari  au nord-ouest, ce peuple connait une assise  territoriale nationale importante et des nombreuses ramifications.

L’ histoire nous enseigne que  les tikar sont des guerriers redoutables qui ont cohabiter au cours de leur migration avec  bien des peuples du Cameroun dont le mode d’organisation  fut fortement marqué par leur influence.

C’est ainsi que partis de la vallée du Nil via le Tchad, ceux-ci auraient cohabité avec les toupouri qui seraient leurs cousins lointains avant de descendre dans le plateau de l’Adamaoua où, ils ont vécu avec  la population Mboum. A la suite d’une altercation entre les deux communautés, les tikar migreront une fois de plus pour s’installer à l’actuel emplacement de la ville de Bankim.

Grâce à leur forte organisation et, surtout poussés par des querelles de succession, les princes et princesses assoiffés de pouvoir iront fonder à l’ouest du Cameroun les royaumes Bamoun, Bafoussam, Baleng, Bagangté etc…. Dans le centre du pays,  après des sanglantes guerres avec les babouté, les deux communautés signeront un pacte de non violence. Avec les bafia leurs descendants tout comme avec les Ewondo ils gardent des  liens étroits.

Une partie de l’histoire fait dire que les  bassa du centre auraient quelques accointances avec les tikar.

Au nord-ouest, les Nso et les tikar ont un passé commun et partagent plusieurs valeurs culturelles communes.

Par ailleurs, le Cameroun étant bilingue les tikar sont l’un des peuples de ce terroir qui compte en son sein des tikar d’expression anglophone et ceux d’expression francophone. C’est dire combien ce peuple dont les fils n’ont véritablement pas joué un rôle politique majeur depuis l’accession du Cameroun à l’indépendance peut constituer une alternative à la construction de la nation camerounaise. Puisse les décideurs lire entre la ligne pour savoir parmi l’ivret choisir le bon grain. En tout état de cause les quelques rares tikar  qui ont eu la confiance ont su tirer leur épingle du jeu. L’on se souvient encore du Pr. GANDJI qui fut l’un des tous premiers agrégés de médecine en Afrique et qui marqua d’une pierre blanche son passage au CUSS ou des honorables NYAMBELE IYAWA et COULA Lydie qui ont représenté avec bonheur à l’Assemblée Nationale ce qui avant le découpage administrative de 19992 constituait le Département du MBAM.

Certains encore aujourd’hui  grâce à leur force de travail et de conviction s’illustrent en  véritables guerriers qu’ils sont dans leurs domaines respectifs. C’est le cas du Directeur Général du MATGENIE, Monsieur NIWA LONG Othon qui faisant preuve de ses qualités managériales fait renaitre de ses cendres ce fleuron qui fut dans les années 80 l’une des fiertés du Cameroun. C’est le cas également  de l’honorable MGBATOU Pierre dont l’œuvre titanesque en sa qualité de député du Mbam et Kim est fort appréciée des populations.

L’actualité recente nous donne raison car qui eu cru il ya quelque temps que la célèbre CONDOLEEZZA Rice serait Camerounaise et porterait en elle les gènes tikar. Comme elle bien d’américains et pas de moindre qui se sont soumis aux tests ADN découvrent à leur corps défendant qu’il coule en eux le sang d’un petit peuple du Cameroun caché dans l’abime de l’enclavement. Les Condoleezza Rice, les Spike Lee, les Quincy Jones, les India Arie etc… sont plein chez les tikar. A bon entendeur salut.

Par NINKO Abraham

 

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