NGAMBE TIKAR: une ville aux 7 tranchées

21 juin 2012

Une tranchée peut être définie comme une excavation longue  et étroite pratiquée dans le sol. Pendant la première guerre mondiale de 1914 à 1918, cette technique a permis aux soldats de se protéger des attaques de l’ennemi d’où : le nom de guerre de tranchée attribué à cette triste page de l’histoire de notre humanité.

Au Cameroun, les Tikar sont ceux qui, avant  cette saignée mondiale  ont usé de cette technique guerrière pour repousser les incursions du lamido de Tibati dans son expédition expansionniste tendant à propager l’islam dans la partie méridionale du pays.

En effet, pour vaincre la puissance de feu de ce dernier et stopper net ses velléités, lesTikar ont entrepris de creuser tout autour de leurs villages des tranchées dont l’objectif n’était autre que de paralyser la cavalerie du lamido.

C’est ainsi qu’une ville comme Ngambe Tikar sera entourée de 7 tranchées  d’une profondeur d’environ 4 mètres sur 2 de large la ceinturant comme bouclier anti missile.  Une fois les tranchées creusées, la ruse consistait à les recouvrir de feuillages constituant ainsi un guet à pan pour la cavalerie du lamido, dont les raides se faisaient la plupart de temps de nuit.  Il suffisait alors  aux guerriers Tikar, d’attendre tranquillement, que l’ennemi et son cheval se retrouvent au fond de l’excavation pour les achever.

Grace à cette action du peuple Tikar, fruit de leur dynamisme et de leur esprit guerrier, le lamido de tibati n’a pu réaliser son objectif d’étendre son royaume au sud du Cameroun. Ces vestiges historiques symboles de l’ingéniosité Tikar sont encore visibles de nos jours et suscitent bons nombre d’interrogations :

Comment un peuple primitif qui ne connaissait pas le fer a-t-il réussi à creuser des tranchées de ces dimensions sur des centaines de kilomètres ?

Comment ont-ils réussi à vaincre le lamido de tibati qui disposait d’une armée mieux structurée et mieux équipée ?

Ces questions et bien d’autres trouveront certainement réponses auprès des historiens qui ont ou étudierons l’histoire des tranchées Tikar.

Quant à nous nous voulons ici saluer l’esprit de solidarité et de rassemblement au tour de l’objectif commun (la défense de leur patrimoine) qui a présidé la démarche de nos ancêtres. Vivement que cet esprit inspire la jeune génération de Tikar afin qu’elle aille puiser dans les tréfonds de leur histoire d’où jaillirait certainement la lumière qui viendrait éclairer le labyrinthe dans lequel semble enfermé le peuple Tikar.Car de la connaissance de notre histoire,  nous trouverons certainement des solutions à nos difficultés de l’heure.

Nous voulons ici interpeler la  jeunesse Tikar à s’intéresser à son histoire car personne mieux qu’elle ne saurait  la traduire avec plus d’emphase.

NINKO ABRAHAM

Le peuple tikar.

29 août 2011

Ce blog a été crée dans le but de promouvoir l’histoire et la culture du peuple tikar. Il s’agit d’un peuple du Cameroun localisé dans quatre régions du pays à savoir: le Centre, l’Adamaoua, l’Ouest et le Nord ouest.
Selon l’histoire ceux-ci seraient venus du Soudan,via le Tchad avant d’entrer au Cameroun où, après avoir vécu un temps avec leurs cousins du nord Cameroun les Toupouri, sont venus s’installés dans la vallée de l’Adamaoua où, ils ont été accueillis par les Mboum. Après quelques siècles de vie commune,une querelle aurait éclaté entre ceux-ci et ceux-la. Ce qui va susciter une fois de plus la migration du peuple tikar.
Après leur départ du pays Mboum, les Tikar se seraient installés à l’actuel emplacement de la ville de Bankim où, ils ont trouvé un autre peuple appelé les Tumu qu’ils ont grâce à leur force guerrière soumis et adopté la langue. Le patriarche qui les y a conduit, et donc l’âge était déjà avancé n’a pu contenir certains de ses fils qui nourrissaient l’ambition de le remplacer à la tête de la chefferie. Un bras de fer va s’ouvrir entre ceux-ci et lui. Son fils NCHARE fondateur du royaume Bamoun entraînera avec lui un certain nombre de ses frères et soeurs dont plusieurs vont traverser le fleuve Mbam pour fondér les royaumes de Nditam, Ngah et Djofflo, actuel Ngambe tikar. Une autre la nommée NGOUNSO va fonder quant à elle, le royaume de NWA dans le Nord ouest.
Sur le plan artistique et culturel, les tikar ont marqué d’une pierre blanche l’histoire du Cameroun.
En effet, les tikar sont dépositaires de certains vestiges uniques au monde telles les tranchées dont les traces restent encore visibles. Ceux-ci ont permis de combattre avec efficacité la cavalerie du lamido de Tibati qui voulait les soumettre à l’Islam. Grâce à ces tranchées ils ont évité au sud du Cameroun d’être Islamisé.
Quant à l’art tikar, il a traversé les frontières du Cameroun pour se hisser à l’international au point où, certains des descendants des tikar tels les bamouns et les bamléké en ont fait leur fonds de commerce en produisant des copies qu’ils fabriquent et présentent comme étant des objets d’origine tikar.
N.A

Bonjour tout le monde !

29 août 2011

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